Selon un rapport de la direction du travail, environ 8% des personnels soignants en France seraient exposés aux médicaments cytotoxiques, notamment les anticancéreux. En effet, malgré les mesures de précaution qui ont été prises, des dispositifs médicaux permettent de diminuer ce risque. Celle-ci peut se faire d’ailleurs à chaque étape de la manipulation et l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) recommande de prendre des mesures de prévention tout au long de la progression du médicament dans le service hospitalier à travers un poste de sécurité biologique.

L’octroi de dispositifs sécurisant

Malgré les différentes précautions, une récente étude de l’INRS révèle une contamination dans plus de la moitié des urines des personnels soignants qui ont eu à effectuer le test. Un constat alarmant qui ameute les autorités sur la prévention contre ce type de risque dans les centres hospitaliers. Pour réduire davantage les risques liés à l’exposition aux cytotoxiques, le service d’hématologie pédiatrique de l’hôpital Robert Debré à Paris utilise des dispositifs permettant de sécuriser l’administration.

La pharmacie de l’hôpital conditionne, en effet, les traitements dans des poches équipées d’une tubulure purgée par un solvant neutre et un injecteur. Le personnel soignant pourra alors directement raccorder directement la tubulure à la perfusion puis de nouveau au solvant neutre. De plus, il faut dire que tous les soignants du service de cet hôpital ont déjà formé à l’utilisation de ce dispositif. Mis en place depuis 2011, la formation pour l’utilisation de ce dispositif est assurée par une infirmière d’hématologie. Celle-ci se charge de la formation des nouveaux arrivants.

Surveillance des toxicités

Il faut dire qu’un poste de sécurité biologique ne supprime pas totalement les risques d’infection. Dès lors, il est important de renforcer la vigilance à travers une formation initiale et continue sur les produits utilisés. Toutefois, il faut dire que l’organisation de formations en oncologie en France n’est pas totalement le même dans les différents hôpitaux.

De petits rappels sont aussi nécessaires, tels que le fait de rappeler au personnel soignant la nécessité de porter des gants lorsqu’il s’agit de changer des couches. De plus, la surveillance du soignant est obligatoire après un accident d’exposition, car les cytotoxiques peuvent provoquer des brûlures cutanées ou encore une perte des cheveux. Cependant, la surveillance des cytotoxiques tout au long de la carrière reste totalement défaillante partout en France. En effet, la plupart des études ne parviennent pas à déterminer réellement où se situe le seuil critique d’exposition.